La pollution provoque 9 millions de décès par an

En fait, un décès sur six sur notre planète est le résultat d'une maladie liée à la pollution.

La pollution est un ennemi assez commun qui a fait un grand nombre de victimes ces dernières années. Pour être précis, nous parlons de 9 millions de personnes perdant la vie par an.

Déjà rarement au centre du débat public, l’intérêt qu’elle suscite a encore diminué en raison de la pandémie de Covid-19. Mais au-delà de l’infectieux, l’urgence pollution est toujours là. Une pandémie dans la pandémie. Neuf millions de personnes perdent la vie chaque année en raison de l’exposition à un air rendu malsain par les substances toxiques qui y sont libérées par l’homme. Donc, au moins, à partir de 2015. C’est ce que confirme une analyse publiée par la Commission pollution et santé mise en place par la revue The Lancet, qui confirme ce que l’Organisation mondiale de la santé a déjà déclaré. En effet, 1 décès sur 6 sur notre planète est la conséquence directe d’une maladie causée par la pollution : de l’air en premier lieu, mais aussi de l’eau et des sols.

Un décès sur six dans le monde est dû à la pollution. Les décès dus à la pollution sont au moins 9 millions chaque année. Plus que les décès dus aux accidents de la route, au sida, au paludisme et à la tuberculose réunis. Et l’impact économique, au-delà des vies humaines, est énorme : quelque chose comme 4,6 billions de dollars, soit 9 millions par minute.

C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour de l’étude mondiale sur les décès dus à la pollution, préparée par la commission Lancet. La version précédente date de 2017 et fixait là aussi le nombre de décès prématurés à 9 millions par an. Il n’y a pas eu d’amélioration, alors ? Dans certains domaines, oui, mais ils sont immédiatement compensés par des détériorations dans d’autres domaines.

En 2019, la pollution a atteint un nouveau pic en termes de nombre de personnes ayant perdu la vie, à savoir neuf millions. Cela n’est pas seulement dû au smog, mais aussi aux différents impacts qu’il a sur l’environnement dans lequel nous vivons tous.

Plus de 90 % des victimes, en effet, résidaient dans ces zones géographiques particulières, où les défenses sont loin d’être en place. Dans certaines parties de notre planète, la pollution tend à rendre la situation plus compliquée que dans les zones plus développées.

L’urbanisation et l’industrialisation ont provoqué une augmentation de 7 % du nombre de décès entre 2015 et 2019. La pollution atmosphérique reste la plus dangereuse : sur les neuf millions de décès en 2019, elle en a causé 6,7 millions. La pollution de l’eau en a généré 1,4 million et le saturnisme 900 mille. Le nombre de décès dus au tabagisme est similaire. Le virus Covid-19, quant à lui, a tué environ 6,3 millions de personnes depuis le début de la pandémie.

Pollution et impact environnemental

Outre la mortalité, la pollution croissante entraîne une situation qui est loin d’être facile à gérer, à savoir l’extinction d’espèces animales et végétales qui empêche la biodiversité d’être un élément bien préservé de notre planète.

C’est pourquoi la situation qui se présente, selon les experts en la matière, doit trouver une solution rapide, car la disparition constante des espèces animales a un impact assez lourd sur la vie des êtres humains.

Les décès en hausse dans les pays industrialisés

Sur le plan qualitatif, les chercheurs ont enregistré une augmentation du nombre de décès dans les États occidentaux. Un fait qui va de pair avec l’industrialisation. Et donc avec l’utilisation accrue de substances toxiques et d’émissions nocives. En revanche, le nombre de décès associés à des conditions de pauvreté absolue est en baisse : comme ceux dus à la pollution de l’eau et des environnements domestiques, enregistrés surtout dans les pays aux ressources quasi nulles. Ces résultats ne sont toutefois que partiellement encourageants, car l’impact social et économique des décès causés par la pollution reste élevé, notamment dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où les possibilités de traitement sont souvent inférieures à celles du reste du monde. Tout compte fait, selon les experts, la pollution atmosphérique réduit chaque année l’espérance de vie plus que d’autres causes fréquentes de décès : des guerres aux maladies cardiovasculaires, du tabagisme au sida. Avec une “réduction” moyenne de l’espérance de vie de trois ans.

Maladies causées par la pollution

Étant donné que plusieurs polluants sont dissous dans l’air, il est difficile de prouver une corrélation directe entre l’exposition à l’un d’entre eux et le risque de développer une maladie. Dans ce cas, les preuves proviennent presque toujours d’études épidémiologiques qui ont évalué l’incidence de certaines pathologies dans des zones connues pour être polluées. Il a ainsi été constaté que l’augmentation des maladies cardiovasculaires et respiratoires (aiguës et chroniques) figure parmi les effets les plus certains de l’air pollué. Au fil du temps, l’exposition aux poussières fines a été liée à une augmentation de l’incidence des accidents vasculaires cérébraux, des crises cardiaques, de l’hypertension, de l’insuffisance cardiaque, de la fibrillation auriculaire et de la thromboembolie veineuse. Le smog semble également influencer le développement de l’athérosclérose. À cela s’ajoutent – bien que rarement mortelles – les infections, les allergies, les bronchites chroniques et l’asthme. La pollution semble également jouer un rôle dans les mécanismes qui sous-tendent certaines maladies respiratoires rares, comme la fibrose pulmonaire idiopathique. La liste des maladies causées par la pollution comprend également les tumeurs. Les poumons figurent en tête de liste des organes les plus menacés. Pas les seuls, cependant, si l’on considère qu’il existe également une association entre la pollution atmosphérique et l’apparition du cancer du sein chez les femmes ménopausées. Les autres zones où le cancer est plus susceptible de se développer en cas d’exposition prolongée au mélange de polluants dissous dans l’air sont la bouche, la gorge et la peau (pas le mélanome). Et, avec une probabilité moindre, la prostate, l’estomac et le colorectum.

Edición Santé - admin

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